A propos de ...

Aujourd'hui, le perfectionnisme.
Quel vilain mot pensent certains, en voyant s'étirer la longue route pleine de méandres qu'est celle de la quête  d'un idéal.
Le perfectionniste est souvent un personnage raillé, qualifié d’obsessionnel. 
En effet, quel intérêt de courir après Perfection, alors qu'elle reste par définition hors d'atteinte?
Faut-il être fou! ou stupide!
Gâcher toute une vie dans l'illusion...

Et pourtant... 
Perfection n'est qu'un idéal subjectif.
Elle n'est que ce que nous choisissons d'y voir. 
Et passer toute une vie à tendre vers elle n'est pas une vie gâchée mais une vie accomplie.

Comprenez ce que vous aimez et tâchez de le sublimer.

En voici un bel exemple:
Tout l'article est à retrouver (bien plus joliment présenté) à cette adresse:
http://yoannlossel.blogspot.fr

Reproduction d'art, l'histoire d'un procédé - chapitre 1



Il y a maintenant un mois j'ai fait l’acquisition d'une imprimante Epson grand format. Celle-ci me permettant à présent d'éditer mes propres tirages, avec ceci de confortable que je peux à présent contrôler toute la chaîne graphique liée à mon travail. Je n'aborderai pas aujourd'hui les différentes considérations techniques du monde de l'impression, là n'est pas mon propos.

Mon idée, dés le départ, était de pouvoir proposer des reproductions d'art raffinées et de grande qualité. Très rapidement j'ai eu le désir d'agrémenter ces tirages de gaufrages, estampillage et dorures, ce qui me semble représenter une certaine forme de préciosité tout en conservant une sobriété plus à propos pour un produit luxueux.



Voici la maquette future de ces reproductions d'art. Pour mettre en avant les différents éléments qui nous intéressent j'ai déposé un voile sur l'image centrale :









Ces tirages comporteront deux gaufrages, un estampillage et une dorure éventuelle en fonction des envies.


Le gaufrage est une technique d'impression permettant à du papier de présenter des motifs en relief.
Le premier gaufrage consiste en un liseret autour de l'image centrale, apportant un volume et offrant une légère ombre cernant le sujet.
Le second gaufrage consiste en l'impression du motif comportant mon nom et une animation graphique, en bas du tirage.

La dorure sera éventuellement appliquée, selon les tirages, dans le creux du second gaufrage.

L'estampillage est l'action d'appliquer une empreinte sur des documents pour en établir l'authenticité.
J'ai décidé d’appliquer mon symbole à l'encre rouge en bas à droite du tirage.


Pour parvenir à ce résultat final il m'aura fallu un mois de conception, sans compromis, comme je le présenterai bientôt.

La suite et le départ de cette aventure dans le prochain chapitre.


Reproduction d'art, l'histoire d'un procédé - chapitre 2


Nous allons maintenant nous pencher sur la création des deux tampons qui m'ont permis de réaliser l'estampillage et le second gaufrage ("Le second gaufrage consiste en l'impression du motif comportant mon nom et une animation graphique, en bas du tirage.") :




Voici les deux maquettes réalisées pour la création de ces deux tampons : 



Voici les deux tampons reçus (après quelques temps d'exploitation) : 



L'aventure pour l'estampillage s'arrête ici, l'application d'une encre rouge par le biais de ce tampon est suffisante pour laisser une belle empreinte.

Le gaufrage, de son coté, est beaucoup plus exigent. 
Il existe différentes manières de gaufrer du papier, la plus commune étant de commander ce qu'on appelle une pince à gaufrer. C'est une solution onéreuse qui limite à un grammage de 90g/m² (le grammage d'un papier décrit le poids d'une feuille pour un mètre carré de surface) et à un motif de petite taille. Les papiers que je souhaite gaufrer possèdent un grammage allant de 250g/m² à 310g/m², et le motif que je souhaite gaufrer mesure 14cm/5cm. Nous verrons dans le prochain chapitre la solution choisie pour presser ce large motif.

Afin de réaliser ce gaufrage, il a fallu réaliser une plaque métallique à partir du tampon commandé.
Huit moulages en plâtre du tampon furent nécessaires pour obtenir une empreinte véritablement fidèle au motif de départ. Ce même moulage en plâtre m'aura permis après des dizaines et des dizaines de tentatives de coulage d'un alliage de plomb et d’étain, d'obtenir une épreuve métallique de mon motif :



Pour l'anecdote, le dernier coulage fut épique : 
Après avoir fait chauffer mon moule très fortement dans le même temps que mon métal, et couler le divin alliage, il fallu marteler la substance à peine refroidie pour qu'elle épouse parfaitement le volume. Dans un dernier coup de marteau le moule explosa (comme le montre la photographie) pour m'offrir ma plaque la plus réussie et précise :


Ma plaque à gaufrer enfin prête, venait le temps de la création d'un système de pressage... 




Reproduction d'art, l'histoire d'un procédé - chapitre 3 - La presse



Dans l'idée d'obtenir un beau gaufrage sur mes reproductions, générant un relief suffisant, il m'a fallu envisager des solutions de pressage. La pince à gaufrer trop onéreuse, la presse à relier ou la presse typographique encore plus.
Bien décidé à aller le plus loin possible dans la démarche, j'ai entamé de longues recherches d'une éventuelle presse d’occasion. Au hasard des pages, j'ai aperçu une presse typographique 1900 dont je suis tombé amoureux de l'esthétique. Elle était très loin, très cher, très lourde...

J'ai finalement opté pour la construction de ma presse, en essayant de respecter l'esprit de cette belle presse 1900. Chevrons, écrous, vis sans fin, rondelles, lasure....









    




Seulement voila, il ne suffit pas de posséder une presse et une plaque métallique pour mettre en place un processus de calibrage parfait. Si on souhaite gaufrer, estampiller, autant qu'on le souhaite un même motif, il  faut créer un étalonnage... D'autant que mon second gaufrage, consistant en un liseret qui cerne l'image, n'existe pas...

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